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Questions fréquentes
Présentation
Le poivre en gros : la couleur n'est pas un parfum, c'est un stade
Devant un rayon de poivre en gros, l'acheteur croit choisir entre trois goûts. Il choisit en réalité entre trois états d'une même baie : le noir est la baie entière séchée avec son enveloppe, le blanc est la même baie débarrassée de cette enveloppe, le vert est cueilli avant maturité puis déshydraté. Grossiste alimentaire depuis 1984, Palimex référence ce rayon sous les marques Epika et Espig, du carton de 20x50 g au sachet de 1 kg.
Cette différence d'état commande tout le reste. L'enveloppe porte le mordant et une bonne part du parfum : la retirer ne rend pas le poivre plus doux par hasard, elle lui enlève ce qui piquait. Et elle change son apparence, ce qui est souvent la vraie raison du choix en cuisine professionnelle.
Noir, blanc, vert : où va chacun
Le poivre noir est celui de tous les jours : il donne du mordant, il se voit, et cette visibilité fait partie de son travail sur une viande ou une salade. Le poivre blanc existe d'abord pour l'inverse — pour ne pas se voir. Dans une sauce claire, une purée, une blanquette, un poisson poché, le point noir est une salissure ; le blanc y met du poivre sans y mettre de traces. Le poivre vert déshydraté, lui, garde un caractère végétal que les deux autres ont perdu au séchage complet ; il s'emploie souvent entier, dans une sauce ou une terrine, où on le retrouve sous la dent.
| Type | Ce qu'il apporte | Où l'employer |
|---|---|---|
| Noir, entier ou moulu | Mordant franc, parfum complet, présence visible | Viandes, grillades, plats du jour, salades, usage général |
| Blanc, entier ou moulu | Poivre sans le point noir ; attaque plus courte | Sauces claires, purées, blanquettes, poissons, préparations lisses |
| Vert déshydraté | Caractère végétal, grain qui reste entier | Sauces au poivre vert, terrines, charcuterie, marinades |
| Noir concassé | Du grain sous la dent, diffusion lente | Steaks au poivre, marinades, croûtes, finitions |
Entier, concassé, moulu : la forme est une horloge
Le poivre est l'épice pour laquelle le moment de la mouture se discute le plus, et pour une bonne raison : le grain entier garde son parfum enfermé, la poudre le laisse partir. Un poivre moulu n'est pas moins bon qu'un poivre entier ; il est simplement plus avancé sur son horloge, et il faut le commander en conséquence.
Le raisonnement d'achat en découle directement :
- L'entier — noir, blanc, vert — pour les postes qui moulent eux-mêmes et pour les stocks qui tournent lentement. C'est la forme qui attend.
- Le concassé, présent en noir au sachet de 1 kg, pour tout ce qui demande du grain visible et une diffusion lente : croûtes, marinades, grillades.
- Le moulu — noir et blanc, chez les deux marques — pour les cadences où l'on ne peut pas moudre à la commande, et pour la mise en rayon en épicerie.
- Le carton de doses de 100 g quand la consommation est irrégulière : chaque unité reste fermée jusqu'à son ouverture, ce qui remet l'horloge à zéro à chaque dose.
Un établissement bien équilibré commande souvent les deux : de l'entier pour les postes qui ont un moulin, du moulu pour ceux qui n'en ont pas. C'est un arbitrage d'organisation, pas de qualité.
Le poivre long et le poivre à queue
Deux références du rayon ne sont pas cette baie-là, et il vaut mieux le savoir avant de commander. Le poivre long entier se présente en épi et non en grain : on le râpe ou on le pile, et il ne passe pas dans un moulin ordinaire. Le poivre à queue, reconnaissable au pédoncule resté attaché, porte un profil plus boisé, plus amer aussi, et s'emploie en petite quantité. Ce sont des poivres de signature, à réserver aux préparations où on les remarquera. Ils ne remplacent pas le noir sur un poste de production. Et pour la force pure, ce n'est pas ici qu'il faut chercher : c'est vers notre piment en gros, dont la brûlure n'a rien à voir avec le mordant du poivre.
Les formats, et le rythme qu'ils supposent
Le rayon se décline en cinq contenances, et le choix se fait sur la vitesse de consommation plutôt que sur le prix au kilo : le carton de 20x50 g pour les poivres qu'on emploie par petites touches — vert déshydraté, long, à queue ; le carton de 20x100 g pour le noir et le blanc sur plusieurs postes ou en mise en rayon ; les sachets de 250 g, 500 g et 1 kg pour la production suivie. Un kilo de poivre moulu entamé en février n'aura plus grand-chose à dire en juin ; un kilo de grains entiers, si.
Doser, conserver, et savoir ce qui est encadré
La méthode que nous conseillons tient en quatre points :
- Poivrer en fin de cuisson quand on cherche le parfum, en début quand on cherche le fond : la chaleur prolongée efface le nez et laisse le mordant.
- Choisir la couleur sur ce que le plat doit montrer, pas seulement sur ce qu'il doit goûter.
- Réserver le concassé aux surfaces — croûtes, marinades, grillades — où le grain a un rôle de texture.
- Noter le grammage sur la fiche technique dès qu'il donne satisfaction, poste par poste.
En réserve, le poivre suit les règles du sec : contenant opaque et refermé, à l'abri de la chaleur des pianos, rotation premier entré premier sorti, lot et DLUO conservés jusqu'à épuisement. Un point mérite d'être connu d'un acheteur professionnel : les herbes et épices séchées font partie des rares denrées pour lesquelles l'Union européenne encadre le traitement par ionisation, avec une mention obligatoire à l'étiquetage lorsqu'il a été appliqué. Savoir que ce cadre existe, et lire l'étiquette en conséquence, fait partie du métier.
Notre avis de grossiste
Le poivre blanc n'est pas un poivre pour palais fragile : c'est un poivre pour assiette claire. Le jour où un chef comprend qu'il l'achète pour des raisons visuelles autant que gustatives, il arrête d'hésiter entre les deux et commande les deux.
Nos équipes travaillent au quotidien avec des restaurateurs, des traiteurs, des bouchers-charcutiers et des épiceries fines qui commandent en gros. Nous préférons donc un rayon qui s'explique — trois états, quatre formes, cinq contenances — plutôt qu'un mur de références où l'acheteur ne sait plus ce qu'il compare. Quand vous cherchez un assaisonnement déjà arbitré plutôt qu'un poivre seul, nos mélanges d'épices en gros prennent le relais. Retrouvez l'ensemble chez votre grossiste en épices, et demandez votre tarif professionnel : nos conditions de gros s'appliquent dès le premier palier, avec livraison en palette et franco selon le montant de commande.

























